Frise chronologique
1469-1492
Construction de la Grande Chambre
Construction de la Grande Chambre
1469-1492 (≈ 1481)
Future Première Chambre de la Cour d’Appel.
1470-1505
Édification de la Chambre Dorée
Édification de la Chambre Dorée
1470-1505 (≈ 1488)
Salle d’audience médiévale ornée.
1691
Création de la Chambre d’Hercule
Création de la Chambre d’Hercule
1691 (≈ 1691)
Nouvelle salle d’audience baroque.
1824-1833
Restructuration par Jean-Pierre Laffon
Restructuration par Jean-Pierre Laffon
1824-1833 (≈ 1829)
Façades néoclassiques et cour d’honneur.
1859-1860
Reconstruction de la Cour d’Assises
Reconstruction de la Cour d’Assises
1859-1860 (≈ 1860)
Dirigée par l’architecte Esquié.
1994
Inscription partielle aux Monuments Historiques
Inscription partielle aux Monuments Historiques
1994 (≈ 1994)
Façades et vestiges des remparts.
1999
Classement de la Cour d’Appel
Classement de la Cour d’Appel
1999 (≈ 1999)
Salons historiques et chapelle médiévale.
2008
Extension contemporaine
Extension contemporaine
2008 (≈ 2008)
Réalisée par Pascal Prunet.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cour d'Appel (bâtiment A) : façades et toitures donnant sur la cour d'honneur (y compris les grilles et l'espace de la cour) , façade sur jardin (hors surélévation) de l'aile de la Première Présidence, façade sur cour et toitures de la Première Chambre, salle des pas perdus et son grand escalier ; Cour d'Assises (bâtiment B) : bâtiment dans sa totalité y compris la porte donnant sur la rue des Fleurs ; Tribunal de Grande Instance (bâtiment C) : façades et toitures nord et ouest donnant sur la Place du Salin et la Place du Parlement ; parties subsistantes du rempart au sud de l'îlot du Palais de Justice (cad. 815AB 2 à 11) : inscription par arrêté du 16 mars 1994 - Cour d'Appel : Première grande Chambre avec sa chapelle attenante ; Salon Doré ; Salon d'Hercule ; vestibule de la Troisième Chambre avec son décor peint du XVe siècle (cad. 815AB 6) : classement par arrêté du 8 septembre 1999
Personnages clés
| Jean-Pierre Laffon - Architecte |
Restructuration du palais (1824-1833). |
| J.J. Esquié - Architecte |
Reconstruction de la Cour d’Assises (1859-1860). |
| Pascal Prunet - Architecte contemporain |
Extension achevée en 2008. |
Origine et histoire
Le palais de justice de Toulouse, situé entre la place du Salin et les allées Jules-Guesde, est un complexe architectural dont les origines remontent au Moyen Âge. Entre 1469 et 1492, les parlementaires font ériger la Grande Chambre (aujourd’hui Première Chambre de la Cour d’Appel), suivie par la Chambre Dorée (1470-1505) et la Chambre d’Hercule (1691). Ces constructions reflètent l’évolution des besoins judiciaires et l’influence grandissante du Parlement de Toulouse, institution clé de l’Ancien Régime dans le sud-ouest de la France.
Au XIXe siècle, le palais subit d’importantes transformations sous la direction de l’architecte Jean-Pierre Laffon (1824-1833), qui restructure l’ancien palais et ajoute des façades néoclassiques sur la cour d’honneur. La Cour d’Assises est aménagée à l’est, tandis qu’en 1845, le Tribunal de Première Instance est construit. En 1859-1860, l’architecte Esquié reconstruit entièrement la Cour d’Assises. Ces travaux marquent l’adaptation du bâtiment aux réformes judiciaires post-révolutionnaires et à la centralisation de l’État.
Une partie du palais, incluant la Première Grande Chambre avec sa chapelle, le Salon Doré, le Salon d’Hercule et le vestibule de la Troisième Chambre (décoré de peintures du XVe siècle), est classée monument historique en 1999. D’autres éléments, comme les façades sur la place du Salin et les vestiges des remparts médiévaux, sont inscrits depuis 1994. L’extension contemporaine, achevée en 2008 par Pascal Prunet, intègre ces héritages tout en modernisant les espaces judiciaires.
Aujourd’hui, le palais abrite le tribunal judiciaire, la cour d’assises de la Haute-Garonne, la cour d’appel et le tribunal pour enfants. Son accès est facilité par la station de métro Palais-de-Justice (ligne B) et le tramway (ligne T1). Le bâtiment incarne ainsi près de six siècles d’histoire judiciaire, mêlant patrimoine médiéval, transformations haussmanniennes et architecture contemporaine.